EGYPTE (1997)

 

Égypte : Superficie : 1 001 449 km² pour une population : 66 100 000 habitants. Densité : 65,95 hab./km², langue officielle : Arabe, langue parlée : Arabe. Religions : Islam (89 %). Monnaie : Livre égyptienne. L'agriculture est développée dans la vallée du Nil, autrefois fertilisée par les crues du Nil, disparues depuis la construction du barrage d'Assouan. En 2500 ans 30 dynasties de constructeurs se succédèrent laissant les monuments gigantesques.

Grandes villes Le Caire : son musée immense possède de superbes pièces mais la mise en valeur, l'éclairage, l'organisation et le manque de propreté enlèvent beaucoup de son intérêt. Les pyramides de Sakkarah et Guizèh, les oasis de Bahariya, Farafra et ses sources chaudes. Le désert blanc : ses formes extravagantes sculptées par l'érosion. Louxor : La vallée des rois, Karnak, Medinet Habou, son superbe musée, la vallée des reines. Pour Homère, seul le nombre des grains de sable dépassait la richesse de cette ville " la ville aux cent portes" Thèbes, la capitale religieuse dédiée à Amon connut gloire et décadence, sa gloire fut représentée par la construction du temple de Karnak et de Louxor. Malgré les "Hello - Bakchich" continuels qui nous mettent un peu sur la défensive, nous découvrons une petite ville aux charmes certains. Le long du Nil, une large avenue propre, bordée de palmiers. Louxor n'échappe pas a la tradition de l’Égypte, les klaxons jour et nuit, les transports en tout genre, du vélo au camion en passant même par les célèbres calèches de Louxor se saluent, s'avertissent d'un dépassement probable ou d'un danger au moyen de leur avertisseur sonore ! La sémantique du langage ma échappé un peu.

Longer le Nil à Louxor, c'est nécessairement longer le temple, que l'on repère de loin grâce à son obélisque, unique puisque son jumeau est devenu célèbre depuis son entrée à Paris. Les autorités communales ont en tout cas eu la très bonne idée de valoriser le patrimoine par un éclairage nocturne qui met vraiment les plus belles pièces en évidence. De nombreux bateaux, autant d'hôtels flottant sur des centaines de mètres, et tous plus luxueux les uns que les autres. Longer le Nil à Louxor, c'est aussi longer l'un ou l'autre de ces fantastiques buissons de jasmin qui dégagent leur odeur enivrante à la tombée de la nuit. Hérissé d'escarpements granitiques spectaculaires, de nombreux chemins le sillonnent.

Le SINAÏ : Le sinaï Ste Catherine mont Sinaï (2 637m) Sharm el Sheikh Ras Mohamed Dahab (plongée recommandée) . D’une superficie de 61 000 km², le Sinaï représente la partie asiatique de l’Égypte (la limite avec l’Afrique est tracée par le Canal de Suez). La moitié sud du Sinaï est montagneuse. La montagne est formée de granits roses découpés en massifs par les wadis (rivières asséchées). La partie nord du Sinaï est principalement occupée par le plateau du Tih. La côte de la Mer Rouge et très riche en récifs coralliens. Les 60 000 habitants du Sinaï sont surtout concentrés sur les côtes. Une dizaine de tribus de Bédouins habitent l’intérieur des terres. Il faut y ajouter les militaires, et les Égyptiens qui vivent du tourisme sur la côte. Les principales ressources de la péninsule sont le tourisme, l’activité militaire et le pétrole sur la côte ouest. Le tourisme se développe surtout sur la côte (Le Golfe d’Aqaba est l’un des plus beaux sites de plongée au monde), mais aussi de plus en plus dans le désert. Des parcs nationaux ont été récemment créés près des récifs coralliens et autour du Mont Sainte-Catherine.

Village de Sainte-Catherine Le village est situé au pied du Mont Sinaï. Les 2 000 habitants sont de la tribu bédouine des Djebeliyas. Cette tribu descend des chrétiens d’orient (ou de leurs esclaves) venus pour la construction des monastères dans l’antiquité. Ses membres se sont convertis à l’islam lors des conquêtes arabes. Historiquement l’activité de ces bédouins a toujours tourné autour du monastère. Aujourd’hui encore presque tous vivent de l’activité touristique générée par le monastère, le Mont Sinaï et les excursions dans le désert. A l’écart du village bédouin se trouve un « village des touristes » qui semble en plein développement. Le Mont Moïse (Jebel Musa, 2 285 m) est selon la tradition le lieu où Moïse reçu les tables de la loi (Exode. 19). Il est également retenu dans la tradition musulmane comme lieu d’où le cheval de Mahomet, Boraq, est monté au ciel. Au sommet se trouve la chapelle de la Sainte Trinité. Le sommet est accessible par un chemin ou un escalier de 3 750 marches. La vue y est magnifique, mais le site est envahi de touristes (plusieurs centaines au lever du soleil) et d’activités marchandes (buvettes, boutiques de souvenirs, dromadaires de location ). Il y a d’autres prétendants au titre de « véritable Mont Moïse » : Jebel Serbal, Jebel Megafa, Jebel Moneiga et même Jebel al Lawz en Arabie Saoudite.

Mont Sainte-Catherine Le Mont Sainte-Catherine est le point culminant du Sinaï et de l’Égypte. Selon la légende, le corps de Sainte-Catherine d’Alexandrie fut déposé au sommet par des anges à sa mort en 395, et retrouvé par des moines cinq siècles plus tard. Une partie des reliques se trouve au monastère de Sainte-Catherine, dans la vallée. Monastère Sainte-Catherine Le site supposé du Buisson Ardent fut un lieu de culte chrétien dès 330, où une église fut érigée par Sainte-Hélène. L’église de la transfiguration et les fortifications furent construites à partir de l’an 530, sur ordre de l’empereur romain d’orient Justinien. C’est à la fin du VIe siècle que fut réalisée la mosaïque de la transfiguration. En 625, une délégation de moines envoyée à Médine obtint une lettre de protection de Mahomet, proclamant que les musulmans défendraient les moines. Selon la légende, Mahomet lui-même aurait visité le monastère, ce qui expliquerait la description par le Coran des lieux saints du Sinaï. Le monastère fut préservé lors de la conquête arabe ; il abrite même une mosquée depuis le XIe siècle. Depuis 15 siècles c’est l’un des principaux lieux de pèlerinage chrétien, autrefois russe orthodoxe, Sainte-Catherine est aujourd’hui un monastère grec orthodoxe où vivent une trentaine de moines. Il est depuis plusieurs années envahi par les touristes venus des côtes de la Mer Rouge. Le joyau du monastère est l’église de la Transfiguration, de style byzantin. Du plafond en bois décoré d'étoiles dorées descendent une cinquantaine de lampes et de candélabres. L’œuvre la plus remarquable est la mosaïque de la Transfiguration, du VIe siècle. L’église abrite également le tombeau de Sainte-Catherine. Le centre spirituel du monastère est la chapelle du Buisson Ardent, qui fait face au buisson lui-même. Il s’agit d’une espèce rare de ronce, endémique au Sinaï et d’une très grande longévité, appelée Rubus Sanctus. Elle ne donne ni fleurs ni fruits. Autre lieu biblique, le principal puits du monastère est selon la tradition le lieu où Moïse vint au secours des filles de Jéthro. La bibliothèque est l’une des plus grandes collections de manuscrits chrétiens au monde. En 1844 y fut retrouvé le Codex Sinaiticus, une version de la Bible du IVe siècle. Le monastère abrite également une importante collection d’icônes, dont certains furent créés au monastère même entre le Xe et le XVe siècle .

Dahab et Sharm El Sheikh : Superbes plages de sable blanc ou l'on peut pratiquer la plongée afin d'observer des milliers de poissons et coraux.

Assouan : Temple Edfou, Philae, les villages nubiens, ses marchés. La ville est depuis l'époque pharaonique le point de rendez vous des caravanes de chameaux venues du désert soudanais. Les carrières de granit rouge fournirent les blocs pour tailler les obélisques, les colosses et sites de la vallée du Nil. Les marchés aux épices embaument les ruelles. De grandes felouques aux voiles triangulaires vagabondent entre l'île aux fleurs et l'île de l'éléphantine. Autour de l'île de Philae submergée par le Nil, à 1 000 Km au sud d'Alexandrie, on a construit un batardeau. Une double rangée de palplanches emboîtées et enfoncées dans le lit du fleuve forment une enceinte métallique de 800 m de diamètre, des milliers de tonnes de sable sont acheminées, mélangées à de l'eau, par une canalisation venant des carrières de Chenal, distantes de 5 Km, et déversées dans l'intervalle des 12 mètres qui séparent les deux rangées de palplanches. On laisse ensuite s'écouler l'eau de façon à ne conserver que le sable, afin de protéger la cloison d'acier de la pression des eaux qui submergeaient l'île depuis 70 ans. Enfin à l'abri des eaux, Philae et sa précieuse cargaison de temples antiques ont retrouvé leur place au soleil. C'est maintenant l'assèchement, réalisé à l'aide de puissantes pompes, et le soleil subtropical joue à nouveau sur les murs où subsistent les traces des crues successives venues les battre depuis la construction du premier barrage d'Assouan, au début du siècle. Le sauvetage de Philae conclut, de façon curieusement appropriée, la longue histoire de l'île. Dédiée à Isis qui, pendant des siècles, a été liée à l'idée de résurrection, elle est en effet en train de ressusciter. Il serait inconcevable, au XXe siècle, de faire passer la préservation de monuments, pour extraordinaires qu'ils soient, avant le mieux-être des hommes que doit apporter la construction du Haut Barrage d'Assouan. Si Philae et la Nubie tout entière survivent, c'est parce qu'on a pris une décision qui n'admettait pas d’alternative : l'Égypte avait besoin d'eau et il fallait sauver son inestimable patrimoine. Philae est en effet et la communauté internationale l'a compris, un ensemble unique, à la fois par son site, par l'harmonie de son architecture où se mêlent les styles pharaonique et gréco-romain, et par son histoire qui remonte au moins jusqu'au pharaon Nectanebo I, qui régna de 378 à 360 avant J.-C.

Abou Simbel : Son temple déplacé pour la construction du barrage, l' île de Toubia sur la mer rouge, Sarabit plongée, baignade.... Le grand temple d'Abou Simbel fut construit durant la 19eme dynastie dans l'ancienne Nubie. Il est construit près de la deuxième cataracte près du Nil sous le règne de Ramsès II. La façade est dirigée du côté d'où vient le dieu soleil Ré. Sur cette façade, nous y trouvons quatre grands colosses de 20 mètres de haut et ils ont une largeur de 4,10 mètres d'une oreille à l'autre. Ces colosses représentent le pharaon constructeur : Ramsès II. . Ces colosses sont de position assise et entre chaque un d'eu, et entre leurs jambes, nous y retrouvons des statues en position debout représentants sa mère, Touya, sa femme, Néfertari et les royaux princes et princesses. Le portail se trouve entre les deuxièmes et troisièmes colosses. Le colosse à gauche du portail est détruit de la tête au torse, sans doute durant un tremblement de terre il y a très longtemps. Lorsque nous pénétrons dans le temple, la première statue que nous observons est celle du Dieu Ré que le soleil touche de ses rayons a certaines periodes de l'année. L'alignement du temple est tel que deux fois par an les rayons du soleil illuminent les statues de Ré et Ramsès II qui se situent à l'intérieur du temple. La statue de Path est aussi située à l'intérieur du temple, mais n'est jamais éclairée par le soleil, car Path est le dieu des morts, le dieu dans l'ombre. Ce temple a été construit dans un roc de couleur ocre claire, la couleur du sable. Le temple mesure 33 mètres de hauteur, 38 mètres de longueur et 55 mètres de profondeur.

Flore et faune

De la flore sur une île du Nil. Si l'Égypte est à 94 % désertique, elle n'en abrite pas moins divers écosystèmes qui se sont adaptés à des conditions particulièrement hostiles : lotus, papyrus, palmiers, tamaris, acacias, jacarandas, mangroves... Côté faune, on dénombre environ 430 espèces d'oiseaux et une centaine de mammifères, au nombre desquels les dromadaires, les ânes et les gazelles... On comptait auparavant une variété extraordinaire de grands mammifères (léopards, oryx, hyènes, lynx du désert...), aujourd'hui anéantis par la chasse. Très à leur aise, en revanche, 34 espèces de serpents, des scorpions et quelques crocodiles vivent du côté d'Assouan.

Histoire 3300 -342 av. J.-C. : Egypte pharaonique. 342 av. J.-C. : Occupation perse. Alexandre le Grand en Egypte. À partir de 30 av. J.-C. : Domination romaine. 395-639 : Domination byzantine. 639 : Début de l'ère Musulmane 640-1517 : Règne des dynasties (Omeyyades, Abbassides, Toulonides, Fatimides, Mamelouks). 1517 : Conquête ottomane. 1798-1801 : Expédition de Bonaparte en Egypte. 1805-1848 : Règne de Mohammed-Ali, fondateur de l'Egypte moderne. 1869 : Ouverture du canal de Suez. 1882 : Occupation Britanique 1914 : Etablissement officiel du protectorat britannique. 1952 : Coup d'Etat des "officiers libres", le roi Farouk abdique. 1953 : Proclamation de la République. 1954 : Nasser devient chef de l'Etat. 1956 : Nationalisation du canal de Suez, agression militaire israélo-franco-anglaise. 1958-1961 : Période d'union avec la Syrie (République arabe unie). 1967: Guerre des six jours, Israël occupe le Sinaï. 1970: Mort de Nasser. Sadate président. 1973: Guerre d'Octobre. 1974 : Premier accord égypto-israélien de désengagement militaire. 1975 : Réouverture du canal de Suez. 1978: Accords de Camp David. 1979 : Traité de paix égypto-israélien, exclusion de l'Egypte de la Ligue des Etats arabes. 1981 : Assassinat de Sadate, Hosni Moubarak accède à la présidence de la République. 1982 : Restitution du Sinaï par Israël. 1990: Attentat contre un car de touristes israéliens 1990: Rapatriement de 300 000 Egyptiens du Koweit et d’Irak avant la guerre du Golfe 1993: 3e mandat présidentiel de 6 ans pour Hosni Moubarak 1995: Attentat à Addis Abeba contre le Président Moubarak.

Les Bédouins Originaires d’Arabie, les Bédouins se sont déplacés vers la Syrie et l’Égypte lors des conquêtes arabes (VIIe siècles ). Ils sont presque tous de religion musulmane. Ils représenteraient environ 10% de la population du Moyen-Orient. Traditionnellement, les Bédouins ont une vie de nomades : en été ils trouvent refuge près des sources et des villes, tandis qu’en hiver il s’enfoncent plus profondément dans le désert. Ils vivent de l’élevage (chameaux, chèvres, moutons ), de la culture, de l’artisanat. Mais de plus en plus de Bédouins sont totalement sédentaires, en particulier parce que le transport de l’eau (par conduits ou par route) s’est organisé. La famille bédouine comprend le chef de famille, sa ou ses épouses et les enfants non mariés. Le clan regroupe plusieurs familles de même sang. La société s’organise en tribus. Du fait des conditions de vie très dure dans le désert, s’est développée une grande tradition d’hospitalité. Les Bédouins du Sinaï se répartissent en huit tribus. Leur mode de vie semble s’être beaucoup modifié avec la construction de routes traversant le désert et surtout l’explosion du tourisme. Le mode de vie traditionnel, très exigeant, est délaissé par les jeunes générations.

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