NAMIBIE (1996 - 2016)

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La Namibie, officiellement république de Namibie, pays d’Afrique australe, limité au nord par l’Angola et la Zambie, à l’est par le Botswana, au sud-est par l’Afrique du Sud et à l’ouest par 1 500 km de côtes désertiques en bordure de l’océan Atlantique. La Namibie est un vaste plateau, couvrant une superficie de 825 418 km², riche en minerais précieux. Sa capitale, Windhoek, est située au centre du pays, à une altitude de 1 724 m. Ancien Sud-Ouest africain, devenu Namibie en 1968, le pays, colonisé par l’Allemagne puis par l’Afrique du Sud, n’a accédé à l’indépendance qu’en 1990.

Géographie physique Le relief est surtout constitué de hauts plateaux dissymétriques, basculés du nord au sud et d’ouest en est, qui dominent l’océan Atlantique par un grand escarpement (mont Brandberg, 2 578 m) et retombent plus modérément à l’est, sur les plaines de l’Ovambo et de l’Okavango et la cuvette du Kalahari. Au sud, les plateaux horizontaux du Namaland sont entaillés par le canyon du fleuve Orange et au nord les plateaux du Damaraland. Entre l’océan et le grand escarpement s’étend le désert du Namib, étiré sur 1 400 km de longueur et 20 à 100 km de largeur, entre les fleuves Cunène et Orange, au faciès littoral brumeux, qui recèle une flore et une faune originales et présente les dunes les plus spectaculaires du monde. Les 9/10 du territoire sont désertiques ou semi désertiques (moins de 250 mm de pluies sur les hautes terres) en raison des effets du courant froid de Benguela, amplifiés par les vents continentaux chauds et secs. Seul le nord reçoit des pluies suffisantes pour l’agriculture non irriguée (250 à 500 mm). Avec une pluviosité annuelle incertaine qui avoisine 270 mm et un taux d’évaporation extrêmement élevé, la Namibie est en grande partie un pays aride et le désert du Namib est l’une des régions les plus sèches du monde, excepté au sud-ouest du pays, où il pleut en hiver, plus de la moitié des précipitations tombent entre octobre et mars, en général sous forme de violents orages au milieu de l’après-midi ou en début de soirée. En été, les températures diurnes sont généralement élevées et dépassent souvent les 40°C dans l’extrême sud et l’extrême nord. Il fait plus frais sur la côte même froid en raison du courant marin venant du pôle sud.

HISTOIRE

Les premiers habitants de Namibie furent les Bushmen (Sands). Les peintures rupestres du Daramaland témoignent de cette époque. 1500 av. J.-C. : les ancêtres des Boschimans, les premiers habitants du pays, font des peintures rupestres. Ces gens furent chassés dans le désert par les khoïsans, qui à leur tour furent chassés par les bantous (Ovambos, Hereros) dans la seconde partie du 1er millénaire Vers 1300, vinrent du nord les Namas et les Damaras, les bushmen furent repoussé vers le désert du Kalahari. Vers 1500, les Owambos s’installèrent sur les hauts plateaux et dans le delta de l’Okavongo. Vers 1600, les éleveurs Hereros arrivèrent du nord. 1836-1884 : Découverte progressive du « Transgariep » (ou Sud-Ouest Africain - SWA) par les explorateurs britanniques et allemands. 1840-1870 : Domination du Hereroland et du Damaraland par les Oorlams du chef Jonker Afrikaner. 1884 : Fondation de Lüderitz par un négociant allemand de Brême. Le Sud-Ouest Africain devient un protectorat allemand. 1885 : Heinrich Göring devient le gouverneur de la nouvelle colonie allemande et entreprend de signer des traités avec les tribus locales. 1890 : Fondation de Windhuk (Windhoek) par l’armée allemande dirigée par Curt von François. 1894 : Fondation de Swakopmund sur la côte atlantique à une cinquantaine de kilomètre au nord de l’enclave britannique de Walvis Bay, seul port en eau profonde de la côte. 1904 : Soulèvement des autochtones Hereros et sévère répression allemande sous le commandement du Général Lothar von Trotha. Des camps de concentration sont créés, inspirés de ceux faits par les Britanniques en Afrique du Sud lors de la révolte des Boers quelques années plus tôt. 1915 : Conquête de la colonie allemande par les Sud-africains. 1920 : Le Sud-Ouest Africain passe sous mandat sud-africain par décision de la SDN. 1946 : L’Afrique du Sud demande l’annexion du Sud-Ouest Africain. 1959 : Massacre de « Old location » à Windhoek (57 tués) lors d’une manifestation de protestation contre la mise en place de l’apartheid 1966 : Le Sud-Ouest africain est placé sous tutelle de l’ONU. 1967 : Début de la guérilla de la SWAPO contre la présence sud-africaine. 1968 : le Sud-Ouest africain est rebaptisé Namibie par l’ONU. 1971 : La Cour internationale de justice reconnaît l’illégalité de la présence sud-africaine en Namibie 1975-1978 : Conférence constitutionnelle de la Turnhalle 1978 : Premières élections selon le principe « un homme, une voix » 1979 : Abolition officielle de l’apartheid. 1985 : Mise en place d’un gouvernement intérimaire et d’une assemblée par l’Afrique du Sud. 1988-1989 : Accords sous l’égide des nations unies pour une transition vers l’indépendance du sud-ouest africain la Namibie. 1989 : La SWAPO gagne les premières élections générales ouvertes à tous les partis. 21 mars 1990 : Indépendance. Sam Nujoma devient le 1er président de la Namibie. La SWAPO est majoritaire et ses représentants dirigent depuis le pays. 1992 : Premières élections municipales post indépendance. 1994 : Retour de l’enclave sud-africaine de Walvis Bay (principal port du pays) à la Namibie. 2005 : Sam Nujoma passe la main à son successeur. La SWAPO est le parti ultra dominant à l’Assemblée nationale. 2007, L'OMC autorise le Consortium paritaire CNTRM à statuer dorénavant devant le parlement namibien sur le projet de refonte constitutionnelle avant les prochaines élections.

LA FAUNE

La flore (steppe à graminées et petites plantes grasses) est rare dans les zones désertiques. Le désert du Namib possède une plante qui est une curiosité biologique, la Welwitschia mirabilis, qui peut vivre plus d’un siècle et recueille l’humidité des feuilles. Le plateau central est recouvert d’une savane arborée. Au nord, la forêt est plus abondante, et les marais d’Etosha, vaste cuvette de 4 000 km² attirent de nombreux animaux sauvages : éléphants, rhinocéros, lions, girafes, zèbres et cervidés. Grâce aux eaux froides du courant de Benguela venant de l’Antarctique, la côte namibienne est très riche en poissons : sardines, anchois et maquereaux. Mais les principales richesses du pays sont ses ressources minières : diamants, uranium, cuivre, zinc et plomb. La faune de Namibie est d’une exceptionnelle richesse et d’une grande diversité. Outre les principaux hôtes des steppes et savanes d’Afrique, elle comprend en effet un nombre remarquablement élevé d’espèces endémiques, dont l’observation dans leur milieu naturel est facilitée à la fois par d’excellentes infrastructures touristiques et par une efficace et rigoureuse politique de conservation. Les babouins et les phacochères sont partout si communs qu’on les rencontre, surtout en saison sèche, aux portes mêmes de Windhoek, et il n’est guère de ferme dont les terres, si arides soient-elles, n’abritent quelques springboks, impalas et koudous. Les oryx, dont la viande succulente figure souvent au menu des restaurants namibiens, est relativement commun dans toute la partie centrale de la Namibie (60 000 individus au total), de moeurs très frugales, il peut être aperçu en plein désert du Namib, caracolant dans les dunes du Sossusvlei. Etosha : Des troupeaux de gnous , de girafes du Cap, de buffles de Cafrerie et de zèbres couaggas ou zèbres de Burchell (Hippotigris quagga), lesquels ne doivent pas être confondus avec les zèbres de Hartmann (Hippotigris zebra hartmannae ), une variété du rarissime zèbre de montagne, dont quelques centaines d’individus survivent dans les régions les plus isolées du parc naturel du Namibaukluft.

Les hippopotames abondent dans les eaux de l’Okavango et du Zambèze, la population d’éléphants compte près de 5 000 individus, et les deux espèces de rhinocéros africains se rencontrent dans les parcs nationaux et les fermes de Namibie. Les farouches petits éléphants du désert qui, pourchassés par les braconniers, ont trouvé refuge dans les steppes désolées du Damaraland et du Kaokoveld, jusqu’aux dunes côtières où ils se sont remarquablement adaptés aux rudes conditions climatiques qui prévalent dans le Namib septentrional. La faune namibienne comprend également de nombreuses espèces de félins: des lions, particulièrement abondants à Etosha, la plus importante population de guépards au monde (environ 3 000 individus), et des léopards, qu’on pourra approcher dans certaines fermes privées. Quant au farouche et rare lynx caracal, l’entrevoir dans les oasis du Namib central ou sur le plateau du Waterberg relève du miracle. Parmi les discrets mammifères nocturnes qui hantent les différents milieux naturels de la Namibie, il convient de citer également la petite hyène brune sud-africaine au long pelage sombre, le chien oreillard aux allures de fennec. Les côtes namibiennes abritent enfin plusieurs colonies de lions de mer, dont l’une, au Cap Cross, peut compter certaines années jusqu’à 200 000 individus et offre, notamment pendant la saison des amours, un vacarme lors des combats que se livrent les grands mâles et s’ajoute la puanteur des cadavres des nouveaux nés morts de faim ou de leurs blessures, un spectacle véritablement dantesque.

La faune de Namibie, qui compte plus de 600 espèces d’oiseaux, comblera les ornithologues. Les dunes et les lagunes côtières forment le biotope des grands pélicans blancs, des flamants roses et des cormorans, ainsi que de plusieurs espèces rares ou endémiques: l’aigle bateleur, la sterne damara ou sterne des baleiniers (7 000 individus) et le goéland de Hartlaub. Les zones désertiques et semi désertiques abritent, outre des autruches, particulièrement abondantes et généralement faciles à observer, des oiseaux moins connus, comme le tétras des sables ou ganga, le francolin de Hartlaub, l’outarde de Rüppel, le calao de Monteiro, la mésange noire de Calp, le moqueur damara, l’agrobate herero et le cratérope à joues nues. Enfin, parmi les innombrables espèces qui ont élu domicile dans les savanes à acacia, le républicain social, une variété de tisserins dont les gigantesques nids communautaires encombrent parfois les arbres et les lignes téléphoniques, ainsi que les calaos à bec jaune, le rollier à longs brins, le perroquet de Meyer et l’élégant gonolek rouge et noir, que les Allemands appellent Reichs- vogel, (oiseau impérial). Dans les steppes désertiques, la Namibie abrite un nombre impressionnant d’espèces de reptiles. Les plus souvent aperçus sont les tortues léopard et les caméléons (notamment le caméléon namaqua) qui, en saison des pluies, s’aventurent souvent sur les routes, ainsi que les magnifiques agames damara, qu’on reconnaît aisément à leur col bleu cobalt et à la couleur rouge orangé de leur tête et de leur queue. Parmi les sauriens qui abondent dans le Namib, on peut citer le gecko aux pieds palmés. Quoique abondants partout, y compris à Windhoek, les serpents sont plus discrets, la puissante vipère heurtante ou puff adder, dont les morsures provoquent de dangereuses lésions, la vipère de Péringuey, le cobra du Cap et le redoutable mamba noir, qui peut atteindre quatre mètres de long et dont le venin était jadis utilisé par les Bochimans pour empoisonner la pointe de leurs flèches.

LA FLORE

Par suite des variations climatiques considérables entre la côte et le nord-est du pays, la Namibie possède une végétation très diversifiée. Cependant, ce qui fascine dans la flore de la Namibie, ce n’est pas tant sa diversité que le nombre incroyable d’espèces qui se sont adaptées pour survivre dans les déserts arides du Namib et du Pré Namib. La plus connue est la Welwitchia mirabilis, espèce unique qui a retenu l’attention des botanistes dans le monde entier, depuis quelle a été répertoriée pour la première fois en 1859. Certaines plantes adaptées au désert absorbent l’eau par leurs feuilles, alors que d’autres ont un réseau très développé de racines peu profondes, qui leur permet de capter l’humidité répandue par le brouillard. Une région particulièrement intéressante du point de vue botanique est le sud-ouest de la Namibie, zone de pluies hivernales. Dans les plaines caillouteuses et sur les pentes rocheuses des montagnes de cette région aride poussent un grand nombre de plantes protégées. Parmi elles, citons la singulière trompe d’éléphant qui, malgré son nom, rappelle de loin la silhouette d’une personne, et de curieuses pierres vivantes de toutes sortes. Plus loin, à l’intérieur des terres dans le Sud, on trouve l’arbre carquois, ou kokerboom, prisé des photographes. La savane représente près de 60 % de la végétation: arbustes nains dans le Sud, épine à dromadaire à l’est. Les forêts denses du Nord-est contrastent nettement avec le Namib à la végétation clairsemée.

Les principaux sites sont : Les gravures rupestres de Twyfelfontein Une promenade accompagnée permet de découvrir sur les parois rocheuses d’innombrables gravures et quelques peintures rupestres extraordinaires laissées par les premiers Bushmen. Les quelque 2 500 gravures, réalisées dans le grès rouge, sont remarquablement conserves (on estime leur âge entre 5 000 et 6 000 ans). La Dame Blanche Découvert en 1917 par l’explorateur Maack’s Shelter, ce personnage haut de 40 centimètres, et vieux de 16 000 ans, a la particularité d’avoir des cheveux raides et clairs, ce qui le signalerait comme non africain (on lui attribue une origine égyptienne ou crétoise). La Montagne brûlée Cette zone est constituée de petites montagnes de roche volcanique d’une couleur violet sombre virant au carmin au coucher du soleil. Des sentiers sauvages permettent de parcourir à pied tout le territoire. La forêt pétrifiée Vous pourrez voir de beaux spécimens de welwichias mirabilis. Une cinquantaine de troncs d’arbres pétrifiés jonchent les sentiers. Ils peuvent atteindre 30 mètres de long, et plus de 5 mètres de circonférence. Estimés à 250 millions d’années, ils laissent encore deviner les détails de leur écorce et la texture du bois. Le Massif du Brandberg La plus haute montagne de Namibie se dresse au milieu des plaines arides en un sommet culminant à 2 573 mètres. Brandberg signifie « montagne brûlée », en raison des couleurs de feu que prennent ses versants au coucher du soleil. D’origine volcanique, le Brandberg est estimé à plus de 140 millions d’années. Le Spitzkoppe Imposant bloc de granite d’origine volcanique, avec un haut sommet très pointu (Spitzkoppe signifie « sommet pointu »), il surprend au milieu des plaines désertiques environnantes. Cette montagne fut gravie pour la première fois en 1946 ; depuis, de nombreux alpinistes namibiens et sud-africains se mesurent à elle. Le Kaokoland Véritable bastion sauvage à l’extrémité Nord-Ouest de la Namibie, les montagnes du Kaokoland abritent les Himbas, peuple de pasteurs nomades vivant encore selon un mode de vie ancestral. L’isolement de ces montagnes les a pendant longtemps protégés de l’influence de la civilisation occidentale. Avec ses lits de rivières où l’on trouve une faune exceptionnelle (éléphants du désert, oryx, springboks, girafes et zèbres des montagnes), le Kaokoland s’inscrit dans la continuité du Damaraland. Le lac Otjikoto Une autre merveille de la nature : le lac Otjikoto à 24 km au nord-ouest de Tsumeb. Découvrez ensuite la météorite Hoba, la plus grosse météorite jamais trouvée sur Terre (elle pèse 80 tonnes et date de 80 000 ans).

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