EQUATEUR 2008

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Les_Andes

La république d’Équateur est un pays d’Amérique latine, à l'ouest de l’Amérique du Sud, entouré par le Pérou au sud et la Colombie au nord. Il a fait partie avec la Colombie, le Vénézuela et le Panama de la Grande Colombie. Il occupe une surface de 283 560 km², soit environ la moitié de la surface de la France. Le nom du pays vient de sa position sur l’Équateur. La capitale est Quito, mais la plus grande ville est Guayaquil, l’un des ports les plus importants d’Amérique du Sud. Le pays compte 13 400 000 habitants, il est divisé en 23 provinces (îles Galapagos comprises).

canon

HISTOIRE

L'Empire Inca et la colonisation espagnole.

Pour ce que nous en savons, ce serait des Bédouins d'Asie qui auraient traversés le Détroit de Béring quelques 25 000 ans avant JC et auraient commencé à peupler le continent Sud-Américain. De nombreuses cultures vont alors voir le jour entre 10 000 ans avant J. C. et les années 1500.
Les plus avancées de ces cultures sont Bahias, Tolitas, Jama Coaque, Chorrera, Machachilla et, la plus ancienne de toute l'Amérique serait la civilisation Valdivia. L'Empire Inca dont les origines démarrent dans la partie centrale du Pérou, avait débordé jusqu'en Équateur par l'intermédiaire de Huayna Capac, fils d'une princesse Cañari dont le père avait longtemps lutté contre l'envahisseur Inca avant d'accorder un traité de paix qui unira ces deux puissantes cultures. Les Incas vont régner en maîtres absolus de 1450 jusqu'au début du 16ème siècle.
L'Equateur sera jusque là sous l'autorité du Prince Huayna Capac, jusqu'au jour de sa mort, en 1526, laissant son empire à ses deux fils. Avant sa mort il avait divisé son empire en deux axes majeurs. Le premier était Cuzco qu'il remit à son fils Huascar, alors que le second que représentait Quito fût attribué au second fils : Atahualpa. Cette division, sans précédent, dans l'empire Inca, enraya leurs infrastructures et amoindrit considérablement la force de cet empire, engendrant certaines rivalités entre les deux camps. Cette mésentente entre les deux frères n'aura pour effet que de faciliter la tache aux colonisateurs espagnols, qui avaient commencé leur conquête du nouveau monde depuis le début du siècle. C'est à Ambato que pris fin cette bataille entre les deux frère avec la victoire de Atahualpa. Cette guerre fit de grands dégâts à cette fière civilisation. Francisco Pizarro, arrivé en Amérique du Sud en 1532, avait comme mission de renverser cet empire, et ces nouvelles guerres fratricides ne pouvaient que lui confirmer qu'il serait facile de mettre fin à ce monopole. L'arrivée de Pizarro avec ses canons, ses armures en métal, ses chevaux, sema panique et frayeur chez le peuple Inca.
Pizarro fit une avancée très rapide dans le territoire Inca. Le 16 novembre 1532, Pizarro proposa une rencontre avec Atahualpa pour discuter des intérêts mutuels, des échanges commerciaux possibles. Ce rendez-vous n'était qu'une horrible traîtrise de Pizarro qui, à peine Atahualpa arrivé, fit tués tous les gardes de ce dernier, et le jeta en prison. Il exigea alors, pour laisser la vie sauve à Atahualpa, une rançon en or, argent, et autres richesses incas, mais cette demande de rançon n'était qu'une mascarade, au lieu de le libérer, les espagnols vont alors décider de l'accuser de polygamie ! Grave infraction à la loi espagnole ! Lorsque ce n'était que chose tout à fait naturelle pour cette civilisation Inca. Il fût jugé et déclaré coupable, et condamné à mort. Le 29 août 1533, Atahualpa fût exécuté, et, avec cette mort, suivait la fin de tout un empire.
Certains documents historiques relatent de violents combats encore en 1534, notamment à Quito où le Gal espagnol De Benalcazar après d'âpres combats face au Gal Inca Rumiñahui (visage de pierre), entra dans une ville complètement brûlée et détruite par ses propres habitants. De telles actions démontrent la notion de fierté du peuple Inca qui préférait la destruction complète de leur cité de leurs propres mains plutôt que de la laisser entre celles des infidèles espagnols. Le Gal Rumiñahui résista jusqu'en 1535, il fût exécuté en janvier de cette même année.
Les villes, petit à petit, furent reconstruites sur les ruines de l'ancien empire, utilisant même les fondations des lieux de culte incas pour ériger les églises catholiques. La colonisation pouvait donc commencer, elle va s'installer pour près de trois siècles et s'étendre sur tout le continent sud-américain.
L'Equateur fût alors un grand centre artistique et fût également le siècle de l'Audience Royale, institution politique importante et qui avait été transféré de Lima au Pérou.
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L'Indépendance
Antonio Jose De Sucre
Le 9 Octobre 1820, la ville de Guayaquil, se libère par elle-même des forces espagnoles, et déclenche ainsi les batailles pour l'indépendance, initiée dès 1809 et symbolisée par la déclaration de Quito du 10 Août 1810. Cette date sera retenue, comme la date de la fête nationale.
Le courant du Vénézuela Simon Bolivar, "el libertador ", avait été soutenu en Équateur par l'un de ces plus vaillants généraux, le Général Antonio José de Sucre. Ce dernier utilisa cette ville de Guayaquil comme base principale de la révolte indépendantiste qui durera près de deux années. La bataille la plus importante fût très certainement, celle menée à Quito, dans les montagnes du Pichincha contre la plus forte garnison de l'Armée Royale espagnole et qui s'acheva le 24 mai 1822.
C'est tout un continent, sous le courant Bolivarien, qui se soulève. Le rêve du Libérateur était de voir s'unir le Vénézuela, la Colombie et l'Equateur en une seule nation, libre et indépendante : la Grande Colombie. Ce rêve ne durera que huit années, avant de voir la séparation totale de l'Equateur en 1830. De cette date à 1860, l'Equateur va alors connaître une période de grand désordre politique, qui voient se succéder des gouvernements en tous genres, politiques, militaires, bourgeois, dictatoriaux,... C'est le prix à payer pour son indépendance et la création de ce nouveau pays.


La République
Entre 1861 et 1895, le pays va connaître une période de conservatisme autoritaire, sous les mandats de Gabriel Garcia Moreno qui su mener à bien de très nombreux projets publiques de grandes importances, entraînant ainsi, une ère de développement de cette nation.
Puis c'est au tour du libéralisme de faire son apparition, guidé par Eloy Alfaro, engendrant un fort développement économique, essentiellement dût aux exportations de cacao, et qui entraîna par cela même, un mouvement capitaliste rejetant peu à peu les lois et règles de l'église catholique encore très puissante dans cette région du monde. Eloy Alfaro fera également tout pour faciliter l'industrialisation de son pays et le réseau de communication, avec, notamment, la construction du chemin de fer entre Guayaquil et Quito.
Comme tous les autres pays de ce continent, l'Equateur est divisée entre deux modes politiques : le libéralisme et le conservatisme. Quito, beaucoup plus attachée à ses valeurs catholiques, se sent beaucoup plus conservatrice que Guayaquil qui croit d'avantage au libéralisme et au bien fait du capitalisme ce qui générera dès lors un certain «régionalisme» entre les deux capitales du pays (administrative et commerciale).
En 1912, après un très fort mouvement de contestation, Eloy Alfaro est assassiné et entraîne la prise de contrôle du pays par les militaires. Durant tout le 20 ème siècle, l'Equateur retrouvera à sa tête une succession de présidences civiles et militaires.

Isidro Ayora, nommé en 1925, commence de grandes réformes économiques, créant des institutions pour contrôler les agents économiques. C'est sous sa présidence qu'apparait la Banque Centrale d'Equateur, mais Ayora est évincé de la scène politique par la force en 1931 suite aux difficultés économiques mondiales survenues dès 1929. Les années 30 vont connaître une situation de chaos politique et économique, Jose Maria Velasco Ibarra sera, par exemple, durant ces dix années nommé pas moins de cinq fois Président.
1941 voit naître une nouvelle bataille pour l'Equateur, et cette fois-ci, elle est pour sauvegarder son territoire. En effet, les péruviens décident d'occuper un certain nombre de régions en Amazonie équatorienne, ce qui entraîne une déclaration de guerre entre les deux pays, et même si le protocole de paix de Rio de Janeiro fût signé en 1942, donnant la moitié du territoire équatorien, notamment presque l'essentiel de sa partie amazonienne au Pérou, les deux pays resteront en conflit, notamment avec des heurts en 1950, 1960 et 1981 pour arriver à un traité de paix définitif en 1988, clôturant ainsi les limites des territoires des deux pays.
Entre 1948 et 1960, le pays va enfin connaître une période de relative stabilité, profitant du bon comportement du marché de la banane. Les trois présidents qui vont se succéder amèneront également une situation de paix sociale et respects démocratiques. Mais les combats contre le Pérou dans les années 60, ramènent les militaires au pouvoir, et le pays ne retrouvera pas de véritable équilibre avant 1972. Les années 70 vont voir un extraordinaire développement économique, une époque de toutes les richesses grâce à la découverte de nombreux gisements de pétrole dans toutes les provinces situées en amazonie du pays. L'Etat en profite pour développer son infrastructure et donne, avec le pétrole une période de plein emploi.

La vie politique contemporaine
Le plus récent retour à la démocratie en Équateur date de 1979 et l'élection de Roldos qui concentra les forces populaires au sein du Parti Populaire. Roldos s'attaque alors à son ambition principale, la réforme agraire. En effet 40% des terres appartiennent alors à 1% de la population. Ce président aimé de tous, représentant tous les espoirs du peuple équatorien trouve la mort dans un accident d'avion que peu d'équatorien ne désigne comme accidentel, à peine 18 mois après son élection. Son Parti restera néanmoins à la tête du pays jusqu'en 1984, sous la présidence d'Osvaldo Hurtado. En 1984, c'est au tour du Parti Social Chrétien de prendre le pouvoir avec Léon Febres Cordero à sa tête. Il se retrouve face à la crise économique due à la dette extérieure, aux conséquences du phénomène de El Niño qui inonde toutes les régions côtières durant des mois et annihiler ainsi toute la production de cette région.
Cordero exerce une stratégie de marché libre qui rencontre un certain succès mais est frappé par la chute libre du prix du pétrole qui réduit de 50% les ressources de l'état, à un coup d'état manqué du Gal Frank Vargas et enfin, d'un très fort tremblement de terre (1987) qui emporte des milliers de vies humaines (3000) et détruit l'oléoduc principal du pays, source de richesse essentiel pour la vie économique de l'Equateur.
En 1988, c'est au tour du Social Démocrate Rodrigo Borja d'être élu président.

Durant son mandat, il doit affronter le déséquilibre du budget de l'Etat qui ne peut subvenir à ses besoins avec des prix aussi bas du pétrole.
L'inflation atteint les 60 % par an et le peuple gronde. Les indiens notamment qui, par l'intermédiaire de leur confédération (CONAIE), exigent des réformes sur la répartition des terres. Malgré l'opposition de nombreux partis et de l'armée, Borja va accéder à de nombreuses demandes de la CONAIE afin de sortir de l'impasse d'une paralysie par la force du pays. Les difficultés économiques poussent le gouvernement à introduire de nombreuses mesures visant à stabiliser le pays, économiquement et socialement.
En 1992, c'est l'élection de Sixto Duran Ballen, chef du Parti Social-chrétien il continue dans la lignée de son prédécesseur, tentant d'apporter une certaine stabilité économique au pays à travers de nombreuses mesures économiques. Malheureusement, dès 1995, les combats recommencent avec le Pérou, notamment dans la Cordillère du Condor, ce qui ne facilite nullement le travaille de pérennité du système social et économique, et sa loi sur le développement agraire en est stoppée.
Puis c'est l'extravagant Abdala Bucaram qui, en 1996, prend le pouvoir avec le Parti populaire. Très rapidement, il engage une série de mesures très impopulaires pour couper l'inflation et réduire le déficit de la balance extérieure. Il dévalue le Sucre (monnaie nationale) en vue de la dollarisation du pays, mesure le rendant encore plus impopulaire.
Après avoir estropié de la sorte le peuple équatorien, ce dernier réagit et déclare une grève générale les 5 et 6 février 1997. Toutes les forces vives et actives du pays s'unissent derrière les indiens de la CONAIE et entraînent la paralysie totale du pays. Bucaram est destitué par le parlement et doit s'enfuir vers le Panama. Fabian Alarcon assurera la présidence provisoire durant 18 mois afin d'organiser les élections dans les meilleures conditions possibles.
Jamil Mahuad et Fujimori

Le Président suivant, Jamil Mahuad, pris son mandat en 1998, et s'attacha dans un premier temps à mettre fin définitivement au conflit qui les opposait avec les voisins péruviens. C'est chose faîte en Octobre 98 et la signature entre Mahuad et Fujimori du Traité de Paix entre les deux pays, établissant par la même les limites frontalières des deux pays.
En 1999, la situation économique ne fait que de se dégrader, inflation élevée, inflation monétaire imparable face au dollar, impossibilité de rediscuter les termes des prêts du FMI et d'en obtenir de nouveaux, et, pour terminer d'effondrer le pays, le phénomène d’El Niño vient à nouveau frapper le pays, sans oublier les cours les plus bas du pétrole. Puis vint la crise bancaire attendue, les comptes bloqués sur 5 ans pour éviter les transferts sur des comptes étrangers et qui mettent en grand danger toute l’infrastructure économique du pays.
Ces mesures ne rendent pas le président Mahuad très populaire qui manque de communication avec le peuple. Ces mesures son prises sans explications et sans réels projets futuristes. Enfin, le 9 janvier 2000, il annonce que le Sucre disparaîtra au profit du dollar avec comme taux de change 25 000 sucres/ 1$US afin de mettre fin à la spirale de cette crise financière du pays qui dure depuis déjà trop longtemps et que les grandes familles équatoriennes ont largement su trouver profit.
Une fois de plus les indiens de la CONAIE décident de descendre dans la rue et entraîne à nouveau la paralysie complète du pays. Mahuad, abandonné par des militaires excédés de cette situation de crises perpétuelles, n'a d'autre choix que de disparaître le 21 janvier 2000.
Un putsch militaro-indien durera une nuit avant le retour au calme, la grande majorité des militaires ayant décidé de se retrancher derrière les lois de la démocratie et de la République. Le vice-président Gustavo Noboa, étonnamment discret et ayant lâché très rapidement la défense de Mahuad durant ces événements, devient donc le nouveau président de l'Equateur. Quant à Mahuad, il s'exile aux Etats-Unis ou il exerce des fonctions de professeur d'Université.
Ce dernier, en fait, suivra exactement ce qui avait été tracé et décidé par Mahuad auparavant, notamment la décision de dollarisation, qui, malgré la dégradation sociales, a tout de même, redonné au pays une certaine stabilité financière et économique.

GEOGRAPHIE logo
Volcans importants : Chimborazo (6 310 m), Cotopaxi (5 897 m) le troisième plus haut volcan actif du monde, Cayambe (5 785 m) situé sur la ligne équatoriale, Tungurahua (5 023 m). Guagua Pichincha (4 784 m) le volcan qui surplombe Quito.
Catastrophes naturelles
Comme tous les pays andins, lesquels sont près de la zone d'affrontement d'une plaque continentale (celle d'Amérique du Sud) et d'une plaque océanique (celle du Pacifique), l'Equateur est victime de tremblements de terre et d'éruptions volcaniques. Parmi les tremblements de terre récents, on peut signaler celui du 5 mars 1987 de magnitude 7,0 sur l'échelle de Richter, il détruisit une partie de la route Quito-Lago Agrio, renforçant ainsi pendant plusieurs mois l'isolement de la province de l'Oriente. Il emporta une partie du pipeline transportant le pétrole brut des stations de pompage de l'Oriente vers la raffinerie d'Esmeraldas. On estime que plusieurs centaines de personnes vivants dans des vallées encaissées de la Cordillère est ont péri lors de ce tremblement de terre.

Population :
Afin de changer de vie, de nombreux Équatoriens quittent le pays chaque année surtout vers l'Espagne et le Luxembourg. En effet, ce phénomène social s'explique par la situation économique qui est souvent difficile pour plus de 80% de la population, ainsi l'Espagne est devenue l'une des destinations idéales pour aller chercher un nouvel emploi, cette forte attirance envers l'Espagne résulte en un flux important de migrants clandestins. Ceux-ci acceptent généralement n'importe quel travail pour n'importe quel salaire.
Dans les Andes, les paysans, tenus à l'écart en altitude depuis la colonisation espagnole, veulent sortir de leur misère, tout en gardant leur identité. Lors des fêtes, ils retrouvent leurs dieux, leurs costumes traditionnels, leurs danses, et s'enivrent d'alcool de maïs.
Économie
L’économie exportatrice de l’Équateur repose principalement sur trois éléments : la culture de la banane (1er producteur mondial), le pétrole et le tourisme. On peut noter aussi l'essor de l'exportation des fleurs coupées, de l'huile de palme et du célèbre chapeau Panama. L'auto suffisance alimentaire est atteinte sur de nombreux produits de base (en particulier les huiles et graisses alimentaires, dont les Équatoriens sont grands consommateurs. Malgré cela, le pays connaît une grave crise économique, sa dette extérieure représente 14 milliards de dollars dans les années 2000 et il a besoin de l’aide du FMI pour stabiliser son économie.
Démographie
La population équatorienne est divisée en quatre groupes ethniques. Les métis sont de loin ceux qui ont le plus de poids démographique parmi toutes les ethnies équatoriennes, et constituent plus de 65 % de la population actuelle. Les Amérindiens sont la deuxième ethnie avec une représentation démographique aux alentours de 25 %. Les Européens et créoles, les descendants directs des colonisateurs espagnols, ne représentent que 7 % de la population. La minorité ayant la plus faible représentation est les afro-équatoriens (les Mulatos et les Zambos) qui ne sont que 3 %. D'autres groupes ethniques sont aussi représentés en Équateur. Des Chinois venus dans le pays au Modèle:XIXème siècle ont participé à la construction des deux voies ferrées reliant Quito à Guayaquil d'une part et Quito à San Lorenzo via Ibarra d'autre part. Aujourd'hui beaucoup de leurs descendants ont ouvert des restaurants chinois appelés Chifas ou des épiceries. À Guayaquil, nombre de commerçants sont d'origine coréenne ou libanaise. Trois fils de cette communauté libanaise ont d'ailleurs accédé à des fonctions politiques importantes : Abdala Bucaram Ortiz dit "el Loco" ancien maire de Guayaquil et président de la République en 1996, Jamil Mahuad, ancien maire de Quito et président de la République de 1998 à 2000, Alberto Dahik Garzozzi, ancien vice-président de Sixto Duran Ballen de 1992 à 1995.
L'Équateur compte aussi des petites communautés japonaises, allemandes, suisses allemandes, françaises et italiennes. La population équatorienne est actuellement d’un peu plus de 13 millions d'habitants. Elle est par ailleurs très jeune puisque l’âge moyen est de 22,5 ans alors que l’espérance de vie est de 71 ans.
Quito, Ville moderne et coloniale...
Capitale de l'Equateur c'est une métropole qui évolue constamment et où le modernisme se fond dans l'immense héritage métisse et colonial, et dans laquelle, la population nationale ou étrangère trouve toujours un lieu pour travailler, se divertir et découvrir...
Située dans la cordillère des Andes à 2800 m d'altitudes, elle occupe un petit plateau s'étendant sur près de 60 km sur 5.
La température moyenne est de 10 à 25°c avec de grands contrastes climatiques durant une même journée, ce qui amène ses habitants à profiter des quatre saisons de l'année en seulement 24 heures. La ville est entourée des volcans Pinchincha, Cotopaxi, Antizana et Cayambe, qui forment un contour andin majestueux.
Otavalo
Situé à seulement 2 heures de Quito, dans la province Imbabura. L'attraction principale de cette petite ville reste bien-sûr son magnifique marché, notamment celui du samedi.
Ajoutons à cela un certain nombre de petits villages avoisinant tout aussi curieux qu'intéressant comme Peguche et sa cascade, Cotacachi et sa production sur cuir, San Antonio et ses artistes sculpteurs.
Déjà du temps des Incas, Otavalo était connu pour un grand centre administratif, et la conquête espagnole n'y a rien changé, bien au contraire, l'espagnol Rodrigo de Salazar décida au milieu du 16ème siècle d'utiliser ses connaissances en tissage de laine, puis y apporta de nouveaux outils et nouvelles fibres, pour réexpédier la production d'Otavalo dans toutes les colonies espagnoles. Cette industrie est même devenue la plus importante du pays durant le 17ème siècle, ils durent, ensuite, s'adapter à de nouvelles techniques, venues notamment d'Ecosse, ce qui n'accentua que d'avantage leur implantation dans le monde entier.
Pour les marcheurs, c'est l'occasion de faire l'ascension de l'Imbabura et le tour de la lagune Cuicocha ainsi que l'ascension du Fuya Fuya.
Otavalo et son Marché...
Guayaquil, la capitale économique
Chef-lieu dans la Province de Guayas, cette ville située à 420 km de Quito, est la plus importante de l'Equateur, tant par le nombre d'habitants (2,5 millions environ), que par son impact économique sur le pays. Historiquement, elle fût fondée en 1538 et devint très rapidement une ville de chantiers navals, les plus importants de l'Amérique du Sud durant la colonisation espagnole. Son nom vient de la légende d'un chef indien du nom de Guayas et qui aurait vécu et régné dans cette région quelques 500 ans avant la colonisation, aujourd'hui, Guayaquil est le principal port du pays et peut se vanter d'être la capitale économique du pays.
Esmeraldas
Entre le folklore et la détente, la Province Verte, comme on la nomme populairement, est située sur la côte Nord-Ouest du pays. La température varie de 31 à 35°C. Avec un haut taux d'humidité. Ses principaux  centres d'intérêt sont les plages de cette province ainsi que la réserve écologique de Cayapas-Mataje au Nord. Esmeraldas est un des ports les plus important du pays, c'est également le terminal de l'oléoduc provenant d'Amazonie, cette ville possède un aéroport pour vols nationaux avec des connexions pour Cali en Colombie. Plages, gastronomie et détente. Les plages d'Esmeraldas sont, sans doute, un des atouts de cette Province à 30 km de la ville se trouve Atacames qui reçoit touristes nationaux et étrangers toute l'année durant, elle compte avec une bonne structure hôtelière. Le long du front de mer se trouvent les restaurants dotés de la meilleure cuisine typique de la région, face à la plage, de nombreux bars offrent boissons typiques à base de lait de coco, principalement.
San Lorenzo.

 C'est un endroit très visité par les touristes adeptes de l'aventure. Les voyageurs arrivent là après avoir réalisé la traversée entre montagne et la côte à bord d'un train populaire.
Il existe également une route qui rejoint San Lorenzo à Ibarra (province d'Imbabura).
Ce port spécialisé dans les transactions de bois se trouve à seulement 18 km de la frontière Colombienne.
Nous noterons entre autres, les plages vierges d’El Cauchal et San Pedro, la forêt tropicale de La Chiquita et ses sentiers appropriés pour découvrir les espèces uniques de la faune et la flore.

 Ile de La Tolita.
C'est une très intéressante zone archéologique dans laquelle il a été retrouvé des vestiges d'une culture précolombienne, l'une des plus vieille d'Equateur. On pense que ces arborigènes travaillèrent l'argent des siècles avant l'Europe. Le lieu compte avec un musée des différents sites. Il n'est pas difficile de se retrouver devant des restes archéologique à l'air libre.
Pour arriver sur l'île, il faut prendre une embarcation depuis le village de San Lorenzo.
C'est une très jolie traversée sur des eaux bleues et sous un soleil ardent qui permet de profiter d'un paysage de mangroves et d'oiseaux marins.
Réserve écologique Cayapas-Mataje.
Cette réserve écologique située au Nord d'Esmeraldas est vaste et diverse. Cayaâs-Mataje se caractérise principalement pour la foret du Majagual où se dressent les mangroves les plus hautes du monde dont les racines s'entrelacent de manière incroyables sur les marécages et petites lagunes. Tout proche se trouve le village de San Lorenzo.
Réserve écologique Mache-Chindul Depuis Esmeraldas, Atacames, Muisnes ou Pedernales (Manabi), on peut arriver à cette réserve qui a entre ses nombreux attraits, sa forêt humide tropicale, cascades et piscines naturelles. La superficie de cette réserve est de 70 000 ha et protège la communauté indigène Los Chachis.
Baños, balcon de l'Amazonie

Découvrez la fameuse station thermale de Baños située au Sud-est de Quito. Baños et ses fameuses sources thermales, sont coincés entre la rivière Pastaza et au pied du volcan Tungurahua dont le cratère se situe à moins de 8 km, cette petite ville tranquille au charme fou est un savant mélange de cordillère et d'Amazonie.
C'est un véritable balcon sur le bassin amazonique, situé à 1900 m d'altitude, cette ville se trouve à quelques km de la ville de Puyo véritable porte de l'Amazonie. Cette petite ville est toujours emplie de touristes recherchant une température un peu plus chaude que celle des Andes, des excursions aussi variées qu'intéressantes, ou, tout simplement profiter des nombreux bars et restaurants qui longent la petite rue principale. On peu profiter des Bains, faire des promenades à cheval, VTT pour découvrir les alentours ou descendre jusqu'à Puyo, préparer une ascension jusqu'au sommet du Tungurahua, faire des marches aux alentours, découvrir le Zoo avec, notamment ses condors, tapirs et autres animaux de la jungle, et enfin, Centre de Baños faire du rafting dans les eaux vives de cette région.
Tena (Province de Napo)

Cette ville d'Amazonie située à près de 190 km à l'est de Quito est la capitale de la Province de Napo. Pont du Jardin Amazonique. Fondée en 1560 et abritant aujourd'hui encore près de 20 000 habitants, elle fût un lieu important d'échanges et de commerce grâce à ses 2 rivières : le Pano et le Tena, facilitant ainsi le transport jusqu'au Brésil. Très tôt les missions évangéliques s'y sont installées et l'ont choisi comme point de départ à leur incursion dans cette vaste région ou le christianisme n'existait pas. Le tourisme y a connu également de belles années, mais tend à diminuer du fait de la colonisation de nombreuses terres environnantes, décimant ainsi la forêt et ses animaux, pour y planter, cafés, cacao, manioc, etc...
Il reste tout de même un ethno-tourisme persistant, s'appuyant sur la grande population Quichua, qui, notamment du côté d'Archidona (15 km de Tena), a conservée ses ancestrales coutumes, son mode de vie, et ses immenses connaissances des plantes de la jungle.
Berges de Tena

Dans le centre de cette petite ville paisible, le pont piéton fait office de réunion entre les deux rives de la ville, ce qui entraîne une agréable activité commerciale et festive tout autour.
Les berges de la rivière Tena y ont été aménagées, beaux jardins, parcs, restaurants et bars sont installés.
Depuis le Parc Central de la ville, il est facile d'observer les 3 volcans : Sumaco, Reventador et Sangay, une chaîne volcanique des plus actives en Équateur.
Non loin de Tena (20km), se trouve le petit village de Misahualli, point de départ à quelques excursions en Jungle.

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Les Parcs nationaux

 Parc national du Sangay
Ce parc de 271.000 hectares est localisé dans les provinces de Morona-Santiago et Chimborazo, à 280 Km de Quito. On y trouve des aires de camping et des possibilités de logement, de même qu’une infrastructure touristique minimum.
La faune : Tapirs, ours, chats sauvages, jaguars, loutres géantes, cerfs chiliens, gazelles, colibris des Andes, colibris géants (les plus grands du monde), condors, coqs de roche, canards, buses royales vivent dans ce parc. Ses rivières et ses lacs abritent aussi une bonne variété d'animaux amphibies et de nombreuses espèces de poissons.
La flore : Huit zones de végétation différentes s'échelonnent : depuis la neige et les zones de montagnes jusqu'à la forêt subtropicales humide.
Par ailleurs…le Sangay étant un volcan actif, de récentes éruptions ont formé un relief particulier où des plantes uniques peuvent être observées. Deux autres volcans sont situés dans l'air du parc : l’Altar et le Tungurahua, qui est également actif, on peut effectuer leur ascension.


 Parc national de Machalilla
Le Parc National de Machalilla s'étend sur 55.000 hectares dans la province de Manabi, situé à 500 Km de Quito, le long du centre de la côte ouest, entre Manta et Salinas, possède une des plus grandes forêts tropicale sèche du monde. Sa végétation unique varie selon l'altitude, devenant plus humide quand l'altitude augmente, pour devenir une forêt tropicale, sa grande diversité sur une petite surface est due à la localisation du parc, à la jonction du courant marin froid venant du nord dit Humboldt et le courant chaud venant du sud appelé El Niño.
La faune : Cette réserve est peuplé d'espèces tropicales, de primates carnivores (pacas, agoutis, singes, écureuils, fourmiliers paresseux…), d'oiseaux marins et terrestres (hérons, pélicans, mouettes, frégates, hiboux petits et grands…) ainsi que de nombreux reptiles, tortues de terre et de mer, serpents, lézards, poissons…
La flore : La végétation recouvre ici trois formes : forêt sèche et forêt très sèche. Les espèces végétales les plus intéressantes sont : cecropia, balsa, ficus, baume, palmiers, gaïac, cactus, vignes, kapok et fromager. Les paysages sont composés de magnifiques plages de sables blanc et gris, de steppes marines. L'Isla de la Plata, partie intégrante du parc, est un sanctuaire marin de nombreuses espèces, comme les fous à pattes bleus, le fous à pattes rouges, la frégate, l'albatros…
La migration des baleines peut y être facilement observable entre les mois de juin et octobre. Les dauphins peuvent aussi y être observés. Le Parc National de Machalilla offre également une grande diversité de culture : cultures Valdivia, culture Monteño. La culture Monteño date de 1500 av. JC. Les adroits et habiles navigateurs Monteños commercialisaient le coquillage spondilus princeps le long de la côte pacifique de l'actuel Chili au territoire Maya au sud de Mexico. Au sud du parc, se situe la culture Valdivia, une des plus anciennes cultures, datée entre 5000 et 3500 av. JC.
Les descendants de ces cultures marines dépendent toujours de la mer pour vivre, ce sont d'excellents pêcheurs et marins. Ces habitants côtiers traditionalistes sont aussi célèbres pour leur préparation de poisson pêché le jour même. La variété géographique unique du parc de Machalilla et son héritage culturel, font de l'Equateur une destination de plus en plus appréciée, les 55.000 hectares du parc sont facilement accessibles. Toutefois l'entrée du parc est payante (comme tous les autres parcs). Quelques villes sur la côte :

Montecristi : Ville connue pour la fabrication du célèbre chapeau de panama.
Pila : Juste à l'extérieur de Montecristi, cette ville est fameuse pour ses reproductions de trésors.
Puerto Lopez : Ce petit village de pêcheurs est populaire pour son tourisme local, petits restaurants…
Agua Blanca : Ce village appelé " eaux blanches ", en référence à une source sulfureuse, près de l'un des sites archéologiques les plus vieux d'Equateur : les ruines de Salangome. Des excavations peuvent être observées in situe et dans un petit site muséum.
Los frêles : Une petite baie isolée au sable blanc-gris, la plus jolie de la côte…
Salango : Salango est le centre de la culture Manteño, et le siège du musée archéologique régional. Le musée est le legs de Norton Presley, un archéologue philanthropique.
Isla de la Plata : Situé à environ 45 Km de la côte, cette île de nombreuses espèces d'oiseaux, lions de mer etc. En d'autres termes c'est une réplique miniature de l'archipel des Galapagos.
San Sebastian et El Pital : Partie de la forêt tropicale où les toucans partagent la canopée avec les singes et d'autres animaux endémiques.
Punta Piqueros : Une plage magnifique au pied de la forêt sèche.
Ayampe : Un lieu magnifique au pied de d'une petite rivière, où se mélange des espèces côtières dans la forêt tropicale.
Los Ceibos : Les arbres verts Kapok dominent les grandes routes qui traversent la forêt et longent la côte, l’apparence change avec les saisons, alternativement couvert de fleurs roses ou de " boules de coton ".
La mer de Machalilla : Eaux claires, alignements de coraux, poissons tropicaux multicolores.

 Parc national et réserve marine des Galapagos
Ce parc est localisé sur les îles Galapagos, dans l'océan Pacifique, à 1.000 Km des côtes équatoriennes. Le camping est interdit sur les îles de l'archipel afin de protéger leur fragile écosystème. La majorité des visiteurs circulent et logent sur les bateaux autorisés à emmener les touristes sur les îles et à proposer des tours organisés. Il est aussi possible de trouver hébergement dans les petits hôtels des îles de Santa Cruz et de San Cristobal.
La faune : Elle est spectaculaire : tortues de terre géantes, iguanes marins et terrestres, lézards, pinson de Darwin, fous à pattes bleues, frégates, pingouins, flamants ; et pour les mammifères : otaries, dauphins, baleines et orques.
La flore : Elle est caractéristique de la végétation de la forêt tropicale sèche, avec une forte proportion de plantes endémiques comme les mangroves, les cactus et les arbustes. La flore notablement différente d'une île à l'autre. Les espèces révèlent une adaptation tout-à-fait particulière à l'environnement local.

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 Parc national des Yasuni
Situé dans la province du Napo ; la limite ouest de Yasuni n'est qu'à 300 Km de Quito. Le parc, qui comprend des aires de camping, s'étend sur 680.000 hectares.
La faune : L'intérêt de la faune de ce parc réside notamment dans les poissons : piranhas, poisson-chat et de nombreuses espèces ornementales. Les reptiles : anacondas, boas constructeurs, crocodiles, tortues et plusieurs animaux amphibies. Invertébrés et insectes, oiseaux, buses royales, harpies, tinamous géants, faucons, aigles pêcheurs, hérons royaux, aras et perroquets. Mammifères : dauphins, lamantins, tapirs, sangliers, singes et tatous géants.
La flore : On y trouve de nombreux types de végétation comme par exemple les plantes rizicoles, la forêt inondée ou varzea, de même que des forêts sur terre compacte, où d'intéressantes espèces végétales se succèdent sur les collines et les plateaux du parc : balsa, cecropia, palmiers, palmiers chonta, palmiers pambil, ficus, fromagers, capirona, arachides, canneliers, arbres du sang de dragon, jacarandas et de nombreuses plantes légumineuses.
Les tribus indiennes Huarani vivent dans les bassins des fleuves Tiputini, Yasuni, Cononaco et Nashino, ainsi que sur les rives des lacs et des torrents navigables.

 Parc national du Podocarpus
Situé dans les provinces de Loja et Zamora, le Podocarpus est à 700 Km de Quito et ses 146.200 hectares de terrain sont équipés d'une infrastructure minimum.
La faune : Elle est caractéristique de la sierra et très variée dans ses vastes forêts. Le monde des mammifères est représenté par les pumas, les ours à lunettes, les renards, loups du paramo et les cerfs, tandis que les hérons tigrés, les canards de torrent, les dindes, les coqs des roches, les toucans, les perroquets, les pics et les colibris représentent les monde des oiseaux.
La flore : Ce parc a été créé pour protéger la vaste population des deux espèces d'Angiospermes : le Podocarpus rospiglios et le Podocarpus oleifolius, espèces qui ont donné leur nom au parc. La majeure partie de la végétation est typique de la forêt humide basse de la montagne et c'est un endroit idéal pour observer les orchidées et les plantes sauvages.
Plus de 100 lacs se sont formés ici grâce à d'anciens glaciers. Il y a aussi de nombreux torrents et cascades aux eaux cristallines. Des marches de plusieurs jours peuvent être organisées dans le parc afin de profiter de ses magnifiques paysages, de ses orchidées et de ses oiseaux.


 Parc national de détente du Cajas
Localisé à 520 Km de Quito, dans la province de l'Azuay, le Cajas s'étend sur 28.800 hectares. il est équipé d'une infrastructure minimum.
La faune : On y rencontre les oiseaux du paramo comme le toucan des hauteurs, le merle noir, le coq d'eau, le condor, le hibou, le canard. Les mammifères du paramo sont le loup, la gazelle, le puma, l'ours, le cerf et le lapin. On trouve aussi, dans les lacs, des truites et des espèces locales de poisson.
La flore : la végétation du paramo s'étend sur des sols formés par la fonte des glaciers, les espèces les plus remarquables sont le quinoa, la valériane, l'herbe du paramo, le romarin sauvage et la gentiane.
On compte 230 lacs glaciaires sur toute l'étendue du parc. Différentes formations géologiques et grottes complètent un paysage nuageux et froid.

 Parc national de détente de El Boliche
Il est situé à 60 Km de Quito, dans la province du Cotopaxi. Les 990 hectares d'El Boliche sont équipés d'une infrastructure touristique minimum. La faune : Cette zone de détente a été créée pour réintroduire le cerf à queue blanche, programme qui obtient de bons résultats.La faune est ici similaire à celle du parc national du Cotopaxi, puisqu'il forme une constituante de ce parc.
La flore : la végétation du paramo et les pins importés d'Amérique du Nord prédominent ici. Le paysage est varié, formé de collines et de vallées, de torrents et d'endroits où l'on peut se reposer.
On trouve des aires de camping et des possibilités de logements, des sentiers de randonnées et un centre administratif.

 Réserve biologique de Limoncocha
A 370 Km de Quito, dans la province du Napo, cette réserve de 5.260 hectares est équipée d'une infrastructure touristique minimum.
La faune : 347 espèces d'oiseaux (tinamous, canards, hérons, faucons et hiboux, dindes, perruches et aras, hiboux et loriots) sont recensées ainsi que de grands caïmans et des tortues, une grande variété de poissons et d'insectes, et pour les mammifères, des marsupiaux, des chauves-souris, des singes et des agoutis.
La flore : La végétation est typique des zones de varzea (forêt inondée), avec des plantes aquatiques et semi-aquatiques qui abritent une grande variété d'oiseaux. Des algues microscopiques donnent à l'eau une couleur jaune-vert et nourrissent une grande variété de poissons.
Ce magnifique paysage de lacs, formé par l'ancien cours du fleuve Napo, abrite une communauté Quichua. Des promenades en canoë permettent d'observer la faune et les promenades à travers la forêt sont idéales pour découvrir la végétation de la jungle.

 Réserve écologique des Mangroves Churute singe
Situé dans la province de Guyas, ce parc couvre 35.000 hectares et se trouve à 40 Km de Guayaquil. Bien qu'il existe une infrastructure touristique minimum, il n'est pas possible de passer la nuit.
La faune : Une promenade sur le lac fluvial est idéale pour observer les oiseaux aquatiques, et en particulier le canclon (crieur cornu) ainsi que les tortues ; dans la partie basse du parc, certaines aires sont habitées par des canards, des pigeons, des hérons et des pics. Des mammifères comme les singes hurleurs, les agoutis, les pacas, les fourmiliers les blaireaux et des invertébrés comme les crevettes, les crabes et autres mollusques.
La flore : La végétation principale est constituée par les formations des mangroves. Des concentrations de lauriers, balsa, fromagers, chênes, guayacan et ébène peuvent également être observés dans les forêts sèches, ainsi que de nombreuses orchidées et broméliacées.
Des sentiers aménagés à travers les collines du parc permettent de jolies promenades, le canoë est utilisé pour circuler au milieu des mangroves, où de nombreux oiseaux, invertébrés et autres animaux typiques de cet écosystème peuvent être admirés.

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 Territoire indien et réserve du Cuyabeno
Situé dans la province de Sucumbios, à 320 Km de Quito, le Cuyabeno couvre 655.500 hectares et offre une infrastructure touristique minimum.
La faune : De grande quantité d'animaux aquatiques et terrestres y vivent et en particulier une riche population d'oiseaux : oiseaux-trompettes, aras, dindes, tinamous, hérons, harpies, aigles pêcheurs et buses royales. Sangliers, jaguars, ocelots, singes, loutres et lamantins sont les mammifères que l'on peut y rencontrer, insectes, piranhas, serpents peuplent aussi cette réserve.
La flore : La forêt tropicale humide est hétérogène et complexe, avec une abondante végétation dans les marais et sur la terre sèche. Les espèces les plus intéressantes sont : le capirona, l'ivoire végétal, le palmier chonta, le chambira, les roses sauvages, la vigne et le macrolobium.
Les promenades sur le fleuve Cuyabeno et Aguarico, très spectaculaire, mène le visiteur dans un univers de lacs, de marais et de marécages habités par les indiens Siona.
Un guide est obligatoire pour visiter cette réserve .

 Réserve écologique de Cotacachi-Cayapas
Les 304.000 hectares de cette réserve sont situés dans la province d'Imbabura, à 140 Km de Quito. Elle offre une infrastructure touristique minimum.
La faune : La faune est variée, en raison de la grande étendue du parc et de la variété de la végétation. On y rencontre des condors, des faucons, des tangaras, des fourmiliers, des paresseux, des ocelots, des ratons laveurs, des pacas, des tatous, des renards, des cerfs et des loups du paramo.
La flore : Diverses formes de végétation s'échelonnent depuis la forêt tropicale jusqu'au paramo. La végétation est très riche en espèces herbacées, arbustes et arbres, ainsi qu'en vignes et fougères.
Une grande variété de paysages est offerte au promeneur : lacs volcaniques, torrents, fleuves aux rapides coupés de cascades. Les indiens Cayapa y vivent. Des randonnées avec guide sont possibles.

 Réserve écologique de Cayambe-Coca
Localisé dans la province du Pichincha, à 96 Km de Quito, cette réserve couvre 370.700 hectares et propose une infrastructure touristique minimum.
La faune : Les oiseaux sont ici représentés par les condors, les caracaras et les faucons. Le loup du paramo, le coati, le renard, le lapin, le renard, l'ours à lunette, le cerf et le tatou vivent aussi dans cette réserve.
La flore : Des forêts primaires et de vastes étendues de paramo sont recouvertes d'herbe du paramo, de valérianes, de fougères et de lycopodium.
Cette zone est dominée par le volcan enneigé du Cayambe, l'un des favoris des amateurs de montagne. Le lac San Marcos, entre autres, est un beau lieu où planter sa tente.


 Réserve de production de la Faune du Chimborazo
58.500 hectares sont protégés dans la province du Chimborazo, à 175 Km de Quito, et sont équipés d'une infrastructure touristique minimum.
La faune : Depuis plusieurs années, un programme de réintroduction des vigognes et des lamas a été amorcé, en collaboration avec les communautés indiennes qui habitent ces zones de paramo. On y trouve aussi des colibris et des condors, ainsi que des loups, des pumas, des cerfs, des rats marsupiaux et lapins.
La flore : Le paramo domine le paysage. Le quinoa, plante sacrée des Incas, y pousse. Sa richesse en protéines en fait un élément important de l'alimentation des populations locales.
Le Chimborazo, sommet le plus haut d'Equateur (6.310 m), est un volcan enneigé qui constitue une grande attraction pour les montagnards, ainsi que pour ceux qui apprécient les beaux paysages. Deux refuges permettent d'y passer la nuit, l'un à 4.800 m et l'autre à 5.000 m d'altitude.

"La jungle n'est qu'une illusion de l'abondance, où toutes les espèces sont en constamment danger."
40% de l'eau douce sur la Terre se trouve en Amazonie, certaines îles au milieu de la rivière Amazone sont de la taille de la Suisse, l'on y trouve un singe qui tiendrait dans la main, et un crapaud pouvant atteindre les 4 kg. L'Amazonie équatorienne protège près de 900 espèces d'oiseaux, ou encore le plus long serpent, l'Anaconda (jusqu'à 10 m).
La région de l'Oriente, située à l'Est de la cordillère Royale, fait partie du bassin Amazonien. Bien que cette région occupe plus de la moitié du territoire équatorien, celle-ci compte moins de 10% de la population totale du pays. De petits villages sont reliés entre eux par un vaste réseau fluvial où de petites embarcations naviguent aisément. Toutefois, la découverte de pétrole à Lago Agrío en 1967 a nécessité la construction d'une route qui traverse la Sierra jusqu'à Quito. Cette vaste région est découpée en 6 Provinces : Napo, Sucumbios, Orellana, Pastaza, Morena Santiago et Zamora Chinchipe.
Grande ressource pour tout le pays, cette région est pourtant bien délaissée par les autorités nationale installées à Quito et qui bien souvent ne connaissent pas grand chose à l'Amazonie.
Le réseau routier est déplorable, coupé régulièrement lors de la saison des pluies, téléphone de mauvaise qualité, électricité générée par les villes elles-mêmes. Pourtant cette situation permet une certaine protection du mode de vie de cette région.
C'est également le refuge à de nombreuses nationalités indiennes (7 principales en Équateur), 200 environ au total et qui ont appris à vivre en harmonie dans un lieu à priori hostile depuis plus de 10 000 ans.
Un tour en Amazonie signifie donc également la découverte de l'un de ses peuples : Shuars, Secoyas, Sionas, Zaparos, Cofanes, Huaorani, ou Quichua.

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 Sucumbios :
C'est la Province Amazonienne qui délimite par le Nord le pays avec la Colombie.
La superficie de cette province, crée en février 1989, est de 18.612 km² pour abriter environ 145 000 personnes de divers horizons.
C'est le territoire originaire des Sionas, Cofanes et Secoyas, puis les Quichuas venus des hauts plateaux s'y sont installés, avant la dernière grande migration de colons venus essentiellement de la côte Pacifique du pays. Cette dernière migration s'étend, du reste, à toutes les provinces amazoniennes. Cette province se partage entre montagnes et forêt ce qui la rend très contrastée. L'Aguarico, le San Miguel et le Putumayo sont les 3 grandes rivières de cette province permettant ainsi de nombreuses liaisons fluviales entre les différents villages.
1969 verra surgir un bouleversement important dans cette province avec l'installation de la Cie TEXACO et les exploitations pétrolières disséminées dans toute la jungle. Lago Agrio (ou Nueva Loja) est la capitale de cette province, située à 8 heures de route de Quito, cette ville (comme presque toutes les villes de l'Amazonie équatorienne) ne présente pas grand intérêt.
Réserve de Cuyabeno : Cette réserve de 655.781 hectares protège de nombreuses espèces animales et végétales. Elle est idéale pour l'observation des singes, des caïmans et de nombreux oiseaux. Cette forêt est inondable ce qui lui donne ses caractéristiques, la flore ayant due s'adapter à ce phénomène.
Généralement elle est accessible par pirogues (à moteur) par les rivières Aguarico et/ou Cuyabeno. La proximité avec la Colombie fait reculer certains visiteurs.


 Napo :
Cette province orientale, la plus proche de Quito, abrite de nombreux Quichuas d'Amazonie, il est possible d'y découvrir les plantes médicinales quichuas, tout comme leur artisanat. Tena est la capitale de la Province.
Cette province propose une excellente activité de rafting, mais sa forte colonisation a transformé la forêt en plantations de cacao, café, manioc cacahuètes, bananes, papaye...
Non loin de Tena, se trouve le village de Misahualli. Il fût jadis le point de départ de nombreux tours en Amazonie, mais pour être tout à fait honnête, la colonisation, et dernièrement la recherche semi-industriel d'or, a bien endommager cette zone, qui tente tout de même de survivre.

 Orellana :
C'est la Province la plus jeune du pays. Entre ses diverses richesses naturelles, se trouve le pétrole et le bois, en plus des fabuleux paysages, de sa flore et de sa faune. Elle est délimitée au Nord par la Province de Sucumbíos, au Sud Pastaza, à l’Est le Pérou et à l'Ouest la Province du Napo. Les natifs de cette Province appartiennent majoritairement à la nationalité Huaorani, Schuar et Quichua.
La superficie de son territoire est de 20.652 km².
Son chef-lieu est la ville de Francisco de Orellana (El Coca).
C'est le départ idéal pour un tour en jungle, en 3 directions principales: - Territoire Huaorani - Parc National Yasuni - Laguna Pañacocha .



 Pastaza :
Cette Province était connue à l'époque coloniale comme la Province de la Cannelle, située au pied du village de Baños, c'est une autre porte à l'Amazonie, même si celle-ci est difficilement accessible, presque essentiellement par la rivière Curaray, bordé de petits villages et communautés. La capitale de cette province est Puyo et regroupe de nombreuses associations indigènes. Pour autant, c'est une ville très créative et référence de l'artisanat d'Amazonie.
Les vents chauds venant du bassin de l’Amazone viennent chaque après-midi coller les nuages sur les sommets. L'accès depuis Quito à Puyo est essentiellement routier (environ 6 heures).

 Morena Santiago :
Cette province d'environ 145 000 habitants sur 23 900 km² est la terre des Jivaros, qui sont en fait les shuars, les fameux réducteurs de têtes. Cette province crée en 1953 comporte 2 zones, une première pré-amazone et, la seconde, amazone, elle abrite le Parc National de Sangay, et son volcan Sangay (5230m), les grottes de Los Tayos, et, bien-sûr, un immense territoire de jungle. Macas, capitale de cette Province est le siège de cette nationalité Shuar et celle des Ashuars (très proches). Cette petite ville située à 366 km au Sud-est de Quito se rejoint soit par la route via Puyo, (ou depuis Cuenca) en 14 heures ce qui la rend donc difficile d'accès et la protège du monde extérieure.
C'est une province essentiellement agricole, avec notamment l'élevage de bovins, ce qui a donné une certaine richesse à cette province. Certains tours en jungle sont proposés dans cette région.

 Zamora Chinchipe :
Cette Province est la plus éloignée de la capitale, et reste très peu visitée par le grand public,
avec environ 16 000 habitants, c'est la moins peuplée du pays, essentiellement par les Shuars et les Saraguros. Zamora est la capitale de cette province, située à 710 km de Quito, elle est accessible uniquement par la route, via Loja (environ 17 heures).
Cette province abrite le Parc National de Podocarpus. L'Equateur est traversé au centre du Nord au Sud par la majestueuse Cordillère des Andes formée, elle-même, de 2 chaines de montagnes (2 cordillères) qui ont créées, ainsi, une vallée dans laquelle se trouvent de nombreux volcans (40 majeurs). Nombre de ces derniers sont encore en activité, notons les derniers en date le Pichincha et le Tungurahua.
C'est à l'intérieur de ces contreforts que se trouve la capitale : Quito.

 Province Imbabura
Frontalière avec la Colombie, on y trouve au nord la ville d'Ibarra, région où il est possible de rencontrer de nombreux artistes sculpteurs sur bois (San Antonio de Ibarra), et, le petit village de Esperanza est le départ de l'ascension de l'Imbabura (4580 m.). En revenant vers le Sud, le village de Cotacachi et ses fabrications en cuir et à quelques kilomètres, aux pieds du Cotacachi, la magnifique Laguna de Cuicocha (tour de la lagune en 3 à 4 heures) où l'observation de nombreuses orchidées est de mise. C'est ensuite la fameuse ville d'Otavalo et son Marché. Notons également au départ d'Otavalo, l'ascension du Fuya Fuya (4200 m.).

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 Province Pichincha

Plus au sud d'Otavalo, la ville de Cayambe, à environ 45 mn de Quito, est fière de son volcan  située à quelques kilomètres de la plus fameuse ligne du monde, l'équateur.
C'est également une grande zone de production de lait, de roses et d'œillets. Encore plus proche de la capitale, se trouve le désormais célèbre site de: Mitad del Mundo, complexe reproduisant un village typique avec sa place centrale. La construction principale est, sans conteste, le monument à la Mitad del Mundo avec son mirador et le musée d'Anthropologie.
Tout autour de nombreux bâtiments protègent divers musées et expositions.
Quito est la capitale de cette province, très importante pour ce pays, surtout pour la partie administrative. Quito, s'étend entre le Volcan Pichincha qu'il est possible de gravir  et la Cordillère Orientale.

 Province Cotopaxi
Au Sud de Quito, en suivant la route Panaméricaine qui traverse tout le pays, nous passons à côté du Parc du Cotopaxi, réserve protégée depuis 1975 et qui abrite une végétation de 'paramo' jusqu'aux glaces du volcan Cotopaxi sur près de 33 300 hectares, protégeant 2 autres sommets, Rumiñahui (4712m) et Morurco (4840m). De par sa proximité de Quito, c'est le parc le plus visité du pays. Ce parc permet l'observation d'oiseaux.
La faune : Sur le Paramo et dans les forêts, vivent des condors, des canards, des caracas, des mouettes des Andes, des pigeons et des colibris. Quant aux mammifères, des lapins, des cerfs à queue blanche, des gazelles, des loups du paramo (renards), des pumas, des ours, et des belettes.
La flore : Une grande partie du parc est occupée par des zones de paramo, où fleurissent des gentianes, des lycopodiums, des halmohadillas, des valérianes, des loricarias et des chuquiraguas. Le Cotopaxi est les plus hauts volcans Actifs du monde. Son sommet est couvert de neiges éternelles qui entourent son cratère, plusieurs lacs et torrent à flanc de montagne sont des sites idéaux pour observer la faune et les oiseaux locaux.
Plein Ouest depuis le Cotopaxi, s'élèvent les jumelles Ilinizas. Iliniza Nord est la plus élevée. Illiniza Sud (5248 m.) peut faire l'objet d'une très belle ascension.
Puis, en continuant notre route vers le Sud, nous atteignons la ville de Latacunga. De là, une magnifique 'ballade' pour découvrir une des plus belles (si ce n'est la plus belle) Lagune de Quilotoa, Lac de cratère dont les reflets verts sont éblouissants.
Située en plein paramo d'altitude (3800 m.), également berceau de la peinture naïve, vous découvrirez la vie authentique des paysans andins.
Profitez-en pour découvrir le marché haut en couleur de Saquisili, et son marché aux animaux.

 Province Tungurahua
Encore plus au Sud,  la ville d'Ambato située à 136 km au sud de Quito, et capitale de la province de Tungurahua, cette ville est très commerçante et industrielle, fameuse pour être la ville des fleurs et des fruits et ses carnavals. La province s'étend des Andes jusqu'aux limites de l'Amazonie et comporte d'intéressants sites comme la ville de Baños, petit paradis, véritable balcon sur l'Amazonie, la ville de Pelileo devenue la référence pour les confections en toile de jean, le Parc de Sangay d'une étendue de 520 000 ha sur 3 provinces.
Bien-sûr, l'ascension du Tungurahua au départ de Baños est possible mais elle reste à la portée de véritables sportifs et est soumise aux conditions sismiques du volcan.
Depuis Baños des locations de vtt sont possibles afin de faire une impressionnante descente jusqu'à la ville de Puyo, porte de l'Amazonie.

 Province Azuay
Même si cette Province n'est pas considérée comme une province des Andes, elle reste dans l'alignement central du pays. La ville de Cuenca est la capitale de cette province, et est une merveille de l'architecture coloniale espagnole du 16ème et 17ème siècle.
Elle a été déclarée Patrimoine de l’Humanité par l'UNESCO.

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