Guatemala ( 2004)

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Le Guatemala, situé au sud du Mexique a une superficie de 108 889 km² pour une population d'environ 10 millions d'habitants.  Le pays est formé de trois zones géographiques  : la plaine côtière, couverte de forêts, de plantations et de marécages , la montagne qui s'élève brutalement pour atteindre 4 000 mètres où est concentrée la majorité de la population, puis  après une série de chaînes montagneuses le relief s'abaisse jusqu'à la forêt du Petén. Le pays est traversé par la Sierra Madre, cordillère qui se prolonge par les Andes. C'est aussi le pays des volcans, le Tacana, le Cerro Quemada, le De Agua, toujours en activité, le De Fuego, l'Atitlan et enfin le Tajamulco avec ses 4 211 mètres. La plupart des volcans du pays sont éteints, mais les tremblements de terre sont fréquents à proximité de la ceinture volcanique ( 20 000 victimes en 1976).
Les fleuves les plus importants du Guatemala sont le Motagua, l'Usumacinta, qui constitue une partie de la frontière avec le Mexique, le Chixoy et le Sarstun formant, une partie de la frontière avec le Belize. On trouve de nombreux lacs dans une forêt luxuriante, le lac d'Izabal, qui communique avec la mer des Caraïbes, et le grand lac Peten Itza (100 km²), le lac Atitlan, à 1 500 mètres d'Altitude et les lacs Amatitlan .
 La faune, constituée de cerfs, de singes et de pécaris, surtout dans les basses terres. D'autres animaux sauvages (jaguar, tapir, puma l'ocelot,  singe hurleur, tatou) vivent en petit nombre, et des crocodiles peuplent quelques cours d'eau. Les oiseaux sont extrêmement nombreux. Le quetzal au plumage somptueux est l'oiseau symbole du Guatemala.  

Comme la plupart des pays d'Amérique centrale, c'est l'agriculture qui domine l'économie. Le café est le principal produit d'exportation de l'économie agricole du Guatemala, en apportant un tiers des entrées des devises du pays. Le Guatemala produit également  du maïs, de la canne à sucre, des bananes, du café, du coton, des ananas ... C'est un pays encore peu industrialisé. Par contre le tourisme est une source de devises importante. Ses forêts sont le domaine de centaines d'espèces végétales, dont les bois précieux (cèdre, acajou, bois de rose ), le chicozapote (qui sert à fabriquer le chewing-gum ), le palo de hule, le sapotillier ...

Antigua fut Fondée en 1543, Antigua, autrefois Santiago de Los Caballeros, a été la capitale du Guatemala avant d'être détruite en 1773 par un tremblement de terre. Pendant deux siècles (1543 à 1773) elle fut la métropole religieuse et culturelle de l'Amérique Centrale. Elle est classée " Patrimoine de l'Humanité " par l'UNESCO. Antigua est très connue pour ses marchés.

Les basses terres du Peten, dans le nord du pays, furent un foyer de la civilisation maya, dont l'apogée se situe entre le 7e et le 9e siècle. Les guerres perpétuelles devaient faciliter la colonisation espagnole. C’est en 1523, qu’un des lieutenants d'Hernan Cortés, Pedro de Alvarado,  pénètre au Guatemala.

1697 - Chute de Tayasal, le dernier royaume maya, établi sur l'emplacement de l'actuelle Flores. Le pays proclama son indépendance le 15 septembre 1821, pour être immédiatement intégré à l'empire mexicain d'Iturbide. Il regagna son autonomie en 1823. La politique du général Jorge Ubico, président depuis 1931 et fervent partisan de l'oligarchie foncière, se montra si répressive que celui-ci fut renversé en 1944. Un civil, Juan José Arévalo fut élu président la même année. Il parvint à achever son mandat malgré vingt tentatives de putsch.
Le colonel Jacobo Arbenz Gúzman, élu en 1951, poursuivit la politique progressiste de son prédécesseur, Son gouvernement fut renversé en 1954 par une armée d'exilés politiques dirigés par le colonel Carlos Castillo Armas, avec l'aide de la CIA. Ce dernier fut nommé, puis élu, la même année. Après son assassinat, en 1957, le général Ydígora Fuentes devait lui succéder.
Au cours de la décennie suivante, le pays entra dans une période de troubles politiques de plus en plus violents opposant la guérilla rurale à un pouvoir répressif détenu de fait par les militaires, et des milices d'extrême droite soutenues par l'armée.
Les assassinats politiques ponctuèrent les mandats du général Carlos Araña Osorio, élu président en 1970, puis, après 1974, du général Kjell Laugerud García. À la même époque, le pays fut victime d'un cyclone dévastateur (1974) et d'un violent tremblement de terre (1976) qui laissèrent un million de Guatémaltèques sans abri. La violence connut alors une augmentation considérable, qui marqua la présidence du général Roméo Lucas García (1978-1982).

La victoire des sandinistes en 1979 au Nicaragua exacerba la guérilla, et la répression s'accrut, touchant les Indiens et divers groupes d'opposants. C’est en 1985 que débute d’une ouverture démocratique.

Les années 90 - Jorge Serrano, un évangéliste conservateur, détient le pouvoir de 1990 à 1993 et ouvre le dialogue avec l'UNRG. Les négociations échouent et Serrano sollicite le soutien de l'armée avant d'être contraint à l'exil. Ramiro de Leon Carpio, défenseur des droits de l'homme et critique virulent des exactions militaires, termine le mandat de Serrano. En 1995 varo Arzu,  l'emporte et poursuit les négociations avec l'UNRG.
1992 - Rigoberta Menchu, une Maya qui a lutté avec acharnement pour faire reconnaître les droits des peuples indigènes d'Amérique latine, reçoit le prix Nobel de la Paix.
1996 - Le 29 décembre, Alvaro Arzu signe des accords de paix avec l'UNRG, après 36 ans de guerre civile, plus de 200 000 morts et disparus.
1998 - Mgr Gerardi, évêque auxiliaire de Guatemala Ciudad, est assassiné.
1999 - Rigoberta Menchu dépose une plainte pour génocide contre Rios Montt. Le populiste Alfonso Portillo Cabrera est élu Président de la république en décembre.
2000 - Sous la pression du Front révolutionnaire guatémaltèque de l'ancien dictateur Rios Montt, d'anciens militaires compromis dans des violations des droits de l'homme font leur retour au pouvoir.
2002 - En février, Amnesty International présente un rapport accablant, intitulé « L'héritage mortel du Guatemala », sur les exactions et les massacres commis en toute impunité dans le pays.
 

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