TURQUIE 2013

La Turquie est située pour sa majeure partie (97 %) en Asie (Anatolie), où se trouve sa capitale Ankara, mais une petite partie du pays se trouve en Europe (3 %). La principale ville, İstanbul (qui s’est auparavant appelée Byzance, puis Constantinople jusqu'à la conquête ottomane au xve siècle), est située à cheval entre l'Europe et l'Asie, les deux parties de la ville étant séparées par le détroit du Bosphore. La Turquie se compose de deux chaînes de montagnes, les monts Taurus et la chaîne pontique, qui enserrent le plateau anatolien et le haut-plateau arménien. Ce sont des formations géologiques jeunes, toujours actives, comme l'indiquent les nombreuses failles et plissements. Environ 80 % du pays se trouve dans une zone tectonique extrêmement active. Le nord de la Turquie est bordée par une faille très active : la faille nord-anatolienne. La Turquie possède huit principaux bassins hydrographiques dont les plus importants sont ceux de l'Euphrate  et du Tigre . Environ un quart du pays est couvert de forêts, pins, épicéas, cèdres et arbres à feuilles caduques. Dans le nord du pays, la chaîne Pontique voit se succéder d'ouest en est le massif schisteux de l'Istranca Dai, les plateaux de Bithynie et la série des chaînons montagneux de plus en plus élevés dominant la mer Noire. Les deltas du Kizil Irmak et du Yesil Irmak forment les deux seules plaines littorales.

Au sud, le Taurus, second grand ensemble montagneux, dessine deux grands arcs séparés par le rentrant du golfe d'Antalya et de la plaine de Pamphylie. Taurus et chaîne Pontique se rejoignent en Anatolie orientale, appelé également haut-plateau arménien  où le mont Ararat (5 165 m), sur lequel l'arche de Noé se serait échouée après le Déluge, constitue le point culminant du pays. Par sa position au nord-est du Bassin méditerranéen, la Turquie appartient, globalement, au domaine climatique méditerranéen : l'hiver est doux, tandis que l'été est chaud et sec. Toutefois, la position périphérique des principaux reliefs introduit de profondes perturbations dans ce schéma. Ainsi toutes les régions intérieures sont-elles marquées par la continentalité : hivers plus froids, total de précipitations plus faible, maximum pluviométrique décalé vers le printemps. Inversement, la région pontique, abordée de plein fouet par des masses d'air humidifiées au-dessus de la mer Noire, reçoit des précipitations abondantes et régulières.

Au centre de la Turquie, la Cappadoce. Ses terres sont tapissées de formations volcaniques surprenantes, legs des volcans Erciyes et Hasan Dag. Les cônes rocheux, appelés cheminées de fée, ont été sculptés par le vent et le ruissellement des eaux pendant des milliers d'années. Un long travail qui a aboutit à un paysage lunaire que des touristes du monde entier viennent découvrir. 
Les vallées de la région recèlent des villes souterraines. Les hommes ont creusé des habitations dans la roche tendre pour s'y réfugier et disparaître de la surface de la terre en cas d'attaques et d'invasions. 
Histoire de la Cappadoce; Malgré son relief peu avenant, la Cappadoce abrite des civilisations depuis plus de 3 000 ans. Elle fut habitée dès la Préhistoire. Les Hattis, qui peuplaient la région au IVe millénaire avant notre ère, se soumirent à l'invasion des Hittites. Les Hittites assimilèrent leurs dieux et leurs traditions. A la chute de l'Empire Hittite vers 1200 avant J.C., la Cappadoce entra dans une période d'instabilité. Les Phrygiens régnèrent un temps sur la région. 
La Cappadoce fut conquise par les Perses au VIe siècle avant J.C. Au Ier siècle, elle devint une province romaine. C'est à ce moment-là qu'elle accueillit les chrétiens qui fuyaient les persécutions des Romains. La Cappadoce devint un important foyer du christianisme. A partir du IXe siècle, les moines et les ermites creusèrent des monastères et des églises dans les roches et les falaises. De véritables villes souterraines sur plusieurs niveaux. Ils pouvaient vivre ainsi plusieurs mois, en totale autarcie. A partir du Xe siècle, la Cappadoce connaît une période de paix durant laquelle les monastères fleurissent. Le XIe siècle voit l'arrivée des Seldjoukides dans la région. Sous leur règne, la Cappadoce renoue avec la prospérité commerciale. La Cappadoce demeura une zone d'échanges.
La vallée d'Ihlara est différente des autres paysages cappadociens. Ici pas de cheminées de fées ni de cônes rocheux un canyon d'une quinzaine de kilomètres encaissé entre deux falaises de plus de 100 m. Ce canyon, creusé par la rivière Melendiz, abrite une végétation composée de mousses, d'oliviers et de peupliers.
Pamukkale est une tufière entièrement élaborée par les eaux chaudes qui s'écoulent des entrailles de la montagne. Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. Chaque litre d'eau délivre un demi-gramme de carbonate de calcium. Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée.
Lac d'Egirdir. Le grand lac d’Egirdir, en forme de poisson, se caractérise par ses eaux turquoises balayées par les vents, qui laissent place à une étendue gelée en hiver. Ses rives sont composées de villages et de hameaux, dominés par leurs petits minarets. 
L’antique Pisidie est la région des lacs ; lacs aux eaux changeantes : turquoise ou d’un bleu profond, virant soudain à l’indigo ou au gris orage, ou bien à l’or quand le soleil incendie la crête déchiquetée des montagnes alentour (les monts Taurus, 3000m). Le lac d’Egirdir est sans doute l’un des plus beaux de Turquie. Suspendu à plus de 900 m d’altitude, il trace un grand S entre les montagnes, s’étirant sur 48 km de long pour à peine 10 km de large. La rive sud baigne la ville d’Egirdir, capitale du kilim et de la randonnée.
Le lac Bafa est au sud-ouest de la province d'Aydın dans le district de Milas et au nord-ouest de la province de Muğla dans le district de Söke.
Le temple de Didymes se situe à 19 km au sud de Milet dont il était dépendant, une voie sacrée pour les pèlerins reliait Milet à Didymes, elle était pavée de marbre et dans sa dernière partie bordée de statues de lions, de sphinx, de sarcophages où reposaient les membres de la famille des Branchides chargés du sanctuaire. Le temple de Didymes ressemble à tous égards au temple d'Artémis d'Ephèse, tous deux ont été construits par les mêmes  Didymes, étant consacré à Apollon, est donc un sanctuaire oraculaire comme à Delphes ou à Claros. Didymes doit son origine à la présence d'une source à l'orée d'un bosquet de lauriers, l'arbre d'Apollon. Selon la légende la source se tarit quand les Perses détruisirent le deuxième temple, elle aurait jailli à nouveau quand Alexandre reconstruisit le temple avec des dimensions colossales (109 m de long sur 51 m de large), le péristyle était constitué d'une double colonnade ionique de 120 colonnes (10 piliers en façade et 21 de chaque côté). Le temple est bien conservé, hormis la double colonnade (temple diptère) qui s'est effondrée lors d'un tremblement de terre (il reste seulement 3 colonnes debout).

EPHESE

Site découvert dès 1868 à 16 km au nord de Kusadasi, Ephèse est l'une des plus splendides cités hellénistiques et romaines de Méditerranée. Par miracle, de nombreux édifices nous sont parvenus dans un très bon état de conservation : maisons, agora, basilique, temples... De plus, une grande partie des statues et des décorations est encore présente sur le site, ce qui donne beaucoup de charme au site et nous fait facilement plonger au temps des Romains.
Si la ville fut fondée par les Grecs, les vestiges mis à jour sont ceux de l'époque romaine. C'est sous le règne de l'empereur Auguste que furent construits les principaux édifices.

Istanbul

Istanbul  est la plus grande ville et métropole de la Turquie et la préfecture de la province du même nom. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985. Istanbul est le principal centre financier, commercial et industriel de la Turquie, est aussi la capitale culturelle du pays. Istanbul compte 13 522 528 habitants (2012). Elle constitue aussi l'une des plus grandes mégapoles du monde.En contemplant les eaux du Bosphore, chenal entre deux mers qui traverse Istanbul du nord au sud, de la mer Noire à la mer de Marmara. Ici finit l’Europe, ici commence l’Asie... À cheval sur deux continents, la ville se souvient parfois qu’elle fut la Byzance des Grecs, la Constantinople de l’Empire romain d’Orient et la capitale des sultans ottomans. Cette cité fut, pour des générations, le lieu même et le symbole de la civilisation. Fabuleuse concentration d’intelligence et de richesse, Istanbul a ébloui l’humanité durant neuf siècles....
Théâtre de l’histoire, Istanbul est aussi un véritable théâtre de rues. Bâtie sur sept collines surplombant la mer, Istanbul est à la fois une Turquie en réduction et une exception culturelle.